CEA AGIR :

Assurer le bien-être de l’homme dans un environnement à l’équilibre préservé

Gérer les ressources, les risques, et les impacts de l’homme

Intégrer les enjeux de la transition socioécologique aux nécessités de développement

Restaurer les socio-écosystèmes et les rendre plus résilients

 

Centre d’Excellence Africain portée par l’ UCAD, une des tutelles de l’Unité Mixte Internationale 3189  « Environnement, Santé, Sociétés »

Le CEA s’appuie notamment sur l’Unité Mixte Internationale 3189 « Environnement, Santé, Sociétés » UMI 3189 ESS mise en place à l’initiative du CNRS depuis 2009 au Sénégal, Mali et Burkina Faso. Le laboratoire fédère des forces de recherche française et ouest africaines sur des thématiques interdisciplinaires autour des interactions entre la santé, l’environnement et la rapide évolution des sociétés ouest africaines. Quatre groupes de disciplines travaillent de concert (les sciences de la santé, de l’environnement, les sciences humaines et sociales et les sciences exactes) sur des thématiques très transversales ayant un fort potentiel d’innovation et de valorisation pour le développement.

Le CEA viendra dynamiser la structuration déjà en place par l’obtention et la mise en oeuvre de moyens nouveaux dédiés à la recherche et à la formation. La thématique « Environnement et Santé » est au cœur du Plan Sénégal Emergent (PSE) qui gouverne les actions de l’Etat sénégalais. Elle est tout aussi pertinente dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest subsaharienne qui sont soumis aux mêmes types de transitions (démographique avec un fort taux de croissance et un début de vieillissement de la population, sociétale avec un exode rural massif des campagnes vers les villes, climatique avec une forte hausse attendue des températures et une forte incertitude sur les précipitations, alimentaire en lien avec la sédentarisation des populations et l’accès à de nouveaux modes d’alimentation, etc.). Il en résulte une forte dégradation de l’environnement (air, eau, sol), une concentration urbaine anarchique source d’insalubrité et de tension sociale, une rapide évolution de la société (sédentarisation, changement alimentaire) dans un environnement très rude (accès problématique  à l’eau – qualité et quantité, forte prévalence des maladies transmissibles (paludisme, schistosomose…), faiblesse des ressources agricoles et fourragères, pollution de l’air par les vents de poussière saharienne) et fortement dégradé par l’homme et ses activités (désertification, érosion des sols et du littoral, pollution de l’air et de l’eau par les activités industrielles et domestiques).

Le CEA doit développer la recherche appliquée et former les cadres de demain avec pour finalité leur insertion professionnelle rapide dans les entreprises et l’aide à la décision gouvernementale en relevant un défi de développement. Le défi de notre projet s’intitule : « Agir sur l’environnement et la santé ». Quatre thématiques seront adressées dans un cadre interdisciplinaire : i) Les changements socio-environnementaux facteur de développement des maladies non-transmissibles (diabète, obésité, hypertension artérielle, AVC) et du vieillissement ; ii) L’eau, les pathologies liées à l’eau et la restauration des milieux aquatiques (affections liées à la qualité physico-chimique et bactériologique de la ressource, maladies vectorielles en lien avec la transformation de l’environnement rural et péri-urbain) ; iii) L’air, les pathologies liées à la pollution de l’air, et les moyens de remédiation (air intérieur et air extérieur, pollutions naturelles et d’origine anthropique, pathologies d’un air pollué) ; iv) L’environnement et la qualité de l’environnement pour améliorer le bien-être et la santé des populations (bienfaits et ressources que l’environnement procure lorsque son fonctionnement est équilibré, résilience socio-environnementale, restauration des milieux dégradés – désertification, érosion côtière).

Il s’agira de construire un centre dédié à la réalisation des diagnostics environnemental et de santé (plateau technique interdisciplinaire incluant le labo, l’instrumentation « nomade » de terrain, et associant les services en charge de la surveillance environnementale en continue). Outre la dynamisation de la valorisation, le plateau technique interdisciplinaire permettra de développer les recherches d’excellence labellisées par le CEA et de construire un environnement d’un standard élevé pour remporter des appels d’offre internationaux de recherche dans le domaine du défi. Ces recherches s’appuieront largement sur les observatoires en place et qui suivent déjà depuis plusieurs années des cohortes et des sites (i.e. Observatoire Hommes/Milieux international Tessékéré). Il permettra également de structurer la plus-value de l’offre de formation du CEA autour de 3 grands domaines : i) l’offre de modules optionnels « labellisés CEA » à destinations des master des spécialités santé, sciences et techniques, et sciences humaines sociale, en lien avec les Ecoles Doctorales auxquels ces master sont rattachés ; ii) l’offre des modules à la formation permanente ciblés sur les besoins des entreprises en lien avec le défi du CEA ; iii) la mise en place d’un master international permettant l’apprentissage de l’interdisciplinarité et du travail d’équipe dans le domaine du défi sans pour autant négliger la formation initiale du candidat (tronc commun interdisciplinaire, parcours disciplinaires, sujet de recherche interdisciplinaire et multi-étudiants au S4).

Pour aller plus loin :

  • PROJETS DE RECHERCHE

    Plusieurs projets de recherche en cours ou achevés ont été exécutés à l’UMI 3189 entre 2009 et 2019